Les coutumes japonaises un peu particulières : entre traditions et modernité

Le Japon a toujours affiché une culture et un système de coutumes et d’habitudes plus uniques que rares. Cela est dû en grande partie au fait que le pays est une île avec une longue histoire de fermeture et de mauvaises relations avec le reste du monde : jusqu’à récemment, la culture japonaise s’est développée avec très peu d’influences extérieures.

Cependant, une fois que ces nouvelles influences étrangères sont arrivées sur le sol japonais, elles sont devenues fortes et claires, et ont mêmes commencé à modifier bon nombre des coutumes traditionnelles japonaises. C’est précisément grâce à ce mélange de tradition et de modernité que nous pouvons aujourd’hui admirer des villes avec d’anciens temples bouddhistes et, à quelques pas de là, nous promener dans les quartiers avec le Pokemon Center et le Maid Cafe.

Cette culture complexe est également très créative et en développement continu. De nombreuses coutumes japonaises se sont formées au début du nouveau millénaire ou même au cours des dernières années. Alors préparez-vous à lever un sourcil (ou peut-être les deux) avec cet aperçu des habitudes bizarres ou des exemples de particularités de la culture japonaise et amusez-vous à créer votre propre “classement des extravagances”.”

Hadaka Matsuri: une tradition mise à nue

Qui aurait cru que les Japonais, fiers et réservés, célébreraient de véritables “fêtes de la nudité” ? Dans la longue liste des traditions japonaises, le Hadaka Matsuri, une fête urbaine née à Okayama (mais désormais célébrée dans de nombreuses autres villes du pays) que vous trouverez mentionnée dans tous les livres sur la culture japonaise.

Ce matsuri extravagant est fréquenté par des milliers d’hommes dans la rue portant uniquement le string typiquement japonais (appelé fundoshi), cependant, les participants à cette célébration historique seront complètement nus. En fait, il ne faut pas oublier que dans de nombreux cas, la nudité au Japon n’est pas un symbole de honte ou de vulgarité, mais un symbole de tradition sacrée.

La participation à l’événement n’est pas, pour des raisons évidentes, étendue au public féminin, qui peut facilement observer et célébrer sur les côtés de la rue. Les nombreux hommes nus effectueront des parades spectaculaires et bruyantes en portant de grands chars dans les rues de la ville et l’événement principal de la soirée sera la désignation de Shin Otoko, littéralement “l’homme réel” ou “l’homme divin”. Ce personnage sera complètement nu et sera entouré de tous les autres hommes qui tenteront de le toucher ou de l’effleurer, car il est dit qu’un contact avec le Shin Otoko apporte une immense fortune.

Des toilettes super-technologiques

Passer du temps dans la salle de bain tous les jours est sans aucun doute inévitable, alors pourquoi ne pas rendre ces moments plus confortables ? Le Japon est le pays qui a absolument apporté les modifications les plus sophistiquées aux toilettes simples auxquelles nous sommes tous habitués, au point de créer de véritables “toilettes intelligentes”. Depuis longtemps déjà, ces toilettes technologiques sont présentes dans les foyers japonais, même dans les lieux publics, en premier lieu les bars et les restaurants.

Essayez d’y croire ! Ces salles de bains futuristes sont dotées d’un clavier avec de nombreux boutons sur le côté, chacun ayant une fonction spécifique.

Okunoshima : l’île aux lapins

Le Japon regorge d’îles caractérisées par une nature intacte : des habitats parfaits pour des espèces végétales et animales très rares. Parmi ces petits coins de paradis, l’un de ceux qui apparaissent le plus souvent sur le web est sans aucun doute Okunoshima, l’île des lapins.

La petite île est située dans la partie orientale de la mer du Japon et comme son nom l’indique, elle est habitée par des centaines de lapins sauvages qui courent à travers ses forêts, ses routes et ses sentiers touristiques. C’est vrai, ces mignons petits animaux sont très amicaux (une caractéristique très rare chez les lapins, généralement assez timides), au point qu’ils suivent souvent les touristes en sautant avec entrain dans l’espoir d’avoir quelque chose à grignoter.

Les hôtels-capsules

Les hôtels-capsules sont maintenant présents dans toutes les grandes villes du Japon et, année après année, ils sont de plus en plus appréciés tant par les locaux que par les touristes. Pour environ la moitié du prix d’un hôtel normal, vous pouvez en fait séjourner dans l’une de ces structures extravagantes où, au lieu de chambres d’hôtel normales, vous trouverez des “loculi” (ou capsules). Faites attention avant de les éliminer, quels que soient vos projets de voyage : l’intérieur des loculi est beaucoup plus confortable que vous ne le pensez !

L’hôtel vous fournira chaque jour votre capsule de draps neufs et propres et tous les loculi sont également équipés d’une lumière interne, d’un réveil, d’une radio et d’une télévision. Ces dernières années, de nombreux hôtels se modernisent encore, introduisant des coffres-forts, des prises de courant pour recharger les téléphones et le Wi-Fi à l’intérieur des capsules. En conclusion, sauf pour ceux qui souffrent de claustrophobie, ces capsules sont une alternative aventureuse et agréable à un hôtel ou une auberge !

La forme des fruits japonais

Tout a commencé il y a plusieurs années avec des informations sur Internet ou à la télévision montrant comment on cultivait des pastèques de forme carrée au Japon. La raison de cette cascade était bien sûr la commodité de cette forme particulière, qui permettait de transporter un nombre beaucoup plus important de pastèques dans les camions (tout en étant plus facile à couper).

Cette production agricole particulière a évolué au fil des ans pour inclure d’autres types de fruits (y compris les melons et les oranges) et même de nouvelles formes pour les produits. Il existe encore aujourd’hui des entreprises qui utilisent des récipients en verre spéciaux pour cultiver des fruits de forme triangulaire ou dans certains cas en forme de cœur. Ces produits ont aujourd’hui une fonction largement décorative et le fait d’être assez difficile à récupérer sur le marché peut coûter des sommes considérables, même plus de 100 € par pièce ! Dans la culture japonaise, certains types de fruits sont considérés comme idéaux pour être donnés en fleurs.

Inemuri : siestes au bureau

Que se passerait-il si votre patron vous trouvait en train de faire une bonne sieste sur votre poste de travail ? Probablement rien de bon. Au Japon, le fait de s’endormir au travail est accepté comme un signe d’engagement et de travail acharné, jamais de paresse ou d’oisiveté. Souvent, les infatigables salariés japonais sont obligés de faire de très longues journées de travail, avec de fréquentes heures supplémentaires et du travail de nuit, si bien qu’une courte sieste est pardonnée et même bien accueillie. Plusieurs entreprises incitent même leurs employés à faire une pause d’environ 30 minutes entre 13 et 16 heures. Cette coutume est si courante qu’elle a acquis un nom propre : “Inemuri”.

Dormir pendant la journée est généralement assez courant au Japon, pour le vérifier soi-même il suffit de quelques arrêts de métro ou d’un trajet depuis une station de bus ! Cet aspect de la culture japonaise pourrait à première vue suggérer que les Japonais travaillent beaucoup, mais en réalité ils aiment simplement profiter de chaque moment disponible pour faire la sieste.

La malédiction du nombre 4

Au Japon, le nombre 4 est considéré comme porteur de grands malheurs, car sa prononciation (“shi”) est pratiquement similaire à celle du mot “mort”. Un peu comme en Occident nous avons les très malchanceux 13 et 17, au Japon le chiffre 4 est évité dans toutes les situations et pour cette raison vous ne devriez jamais donner quatre choses à vos proches (par exemple quatre chocolats ou quatre roses rouges).

A cause de cette référence au mot mort, beaucoup de bâtiments japonais comme les hôpitaux ou beaucoup d’hôtels n’ont pas le quatrième étage et cela n’apparaît même pas sur les boutons des ascenseurs. Il faut toutefois préciser que cette coutume superstitieuse, connue sous le nom de “tétraphobie”, n’est pas seulement répandue au Japon, mais un peu partout dans les pays d’Asie de l’Est.

Le “Tipping” au Japon

Lors de vacances dans une capitale européenne ou une ville américaine, il est souvent de bon ton de donner des pourboires aux serveurs, aux nettoyeurs ou aux travailleurs de toutes sortes. Cependant, cela ne fait pas partie des coutumes japonaises, alors n’oubliez pas de ne pas le faire !

Au pays du soleil levant, le basculement est considéré comme un geste grossier dans la culture japonaise, presque inacceptable. L’idée de base est qu’au Japon, la performance des travailleurs est et doit toujours être de la plus haute qualité, de sorte qu’il n’y a pas de cas où un service est meilleur qu’un autre et doit donc être récompensé. En outre, de nombreux travailleurs japonais considèrent le pourboire comme un supplément qu’ils reçoivent de ceux qui n’ont pas un travail suffisamment digne ou gratifiant, sapant ainsi la fierté historique du Japon.

En général, il n’y a donc jamais de pourboire au Japon, mais il existe un gadget qui est le bienvenu : si vous avez particulièrement aimé le travail de quelqu’un et peut-être même fait ami-ami avec lui, vous pouvez lui offrir un petit cadeau de remerciement. Cela ne sera jamais refusé !

Parler au téléphone: une action strictement tabou dans certains endroits

La chose que l’on remarque le plus en venant au Japon est le silence qui plane sur les moyens de transport. Il est interdit de parler au téléphone, surtout dans les trains, qu’il s’agisse du métro, du shinkansen ou des trains locaux. Vous pouvez envoyer des SMS et écouter de la musique avec des écouteurs, mais vous ne pouvez pas accepter ou passer des appels téléphoniques. Dans les trains Shinkansen, il y a même un espace spécial pour passer des appels téléphoniques. Dans les trains locaux, vous devez simplement attendre d’arriver à destination.

Cash in: une culture populaire au Japon

Malgré les efforts considérables déployés ces dernières années pour accroître l’utilisation des cartes de crédit, le Japon reste un pays extrêmement soucieux de l’argent liquide. Certains observateurs ont établi des liens intéressants entre l’habitude de l’argent liquide et l’attitude des Japonais qui consiste à être toujours prêts en cas de catastrophe naturelle : en cas de tremblement de terre ou d’impossibilité d’accéder aux circuits bancaires, l’argent liquide resterait le moyen de paiement le plus pratique. Si cela explique la méfiance naturelle de la culture japonaise envers les cartes de crédit, il n’en reste pas moins qu’au Japon, il est toujours préférable de transporter des billets de banque car ceux-ci ne seront jamais refusés.