Quelles sont les traditions du nouvel an romain ?

Dernière festivité de l’année, la Saint Sylvestre ne revêt pas de caractère religieux. Certains la rattachent à l’histoire du prêtre Sylvestre, un Romain qui fut élu 33ème pape et qui occupa le saint siège pendant 22 ans, sous le règne de Constantin le Grand. Il est resté connu pour ses constructions de grandes basiliques romaines. On raconte aussi qu’il aurait dompté un dragon… Sylvestre 1er, devenu Saint Sylvestre, mourut le 31 décembre 335. Comme toujours, la tradition du réveillon du Nouvel An réunit également dans la capitale italienne les familles, les amis et les connaissances qui veulent passer les heures qui nous séparent de l’arrivée du Nouvel An. Rome est certainement connue pour ses traditions culinaires, particulièrement appréciées dans les trattorias et les tavernes ainsi que dans les restaurants les plus modernes, qui ne dédaignent cependant pas un plongeon dans le passé. La Saint-Sylvestre n’a rien à voir avec un chat délirant à la poursuite d’un canari ! Sylvestre, c’est le nom de ce 33e pape dont le pontificat connut l’établissement de l’autorité de l’Église dans l’Empire romain et la construction des premières églises à Jérusalem, Constantinople et Rome. Né en 270, le pape est l’un des premiers saints canonisés sans être mort martyr. On date son décès au 31 décembre, d’où le nom du Réveillon – la Saint-Sylvestre. Il s’agit donc d’une coïncidence dans les dates du calendrier 

A la Saint Sylvestre, on fait du bruit pour chasser les mauvais esprits

Ce sont cependant plus vraisemblablement les Sigillaires, célébrées dans la Rome antique pour clôturer les Saturnales, et avec elles les festivités de l’année, qui sont à l’origine de la Saint Sylvestre. Cette fête donnait lieu à de grands festins qui permettait de faire en bonne compagnie le pont jusqu’au premier jour de l’an neuf, puisque Jules César avait fixé la fin d’année au 31 décembre. La tradition voulait que plus le repas soit long et les plats nombreux, plus l’année nouvelle serait heureuse et prospère. D’où la tradition d’aligner les petits et grands plats et de festoyer, souvent entre amis mais parfois aussi avec de parfaits inconnus, afin de passer le cap symbolique de la nouvelle année en échangeant des voeux pendant les douze coups de minuit, puis de s’amuser longtemps dans la nuit. Même si, fuseaux horaires obligent, les habitants de Auckland, en Nouvelle-Zélande, seront les premiers à fêter le Nouvel An, musiques, coups de klaxons et autres manifestations sonores retentiront progressivement partout dans le monde. Pourquoi tant de bruit ? La réponse est à chercher dans une ancienne croyance, selon laquelle il n’y aurait rien de tel pour chasser et tenir à distance les mauvais esprits. Comme toujours, la tradition du réveillon du Nouvel An réunit également dans la capitale italienne les familles, les amis et les connaissances qui veulent passer les heures qui nous séparent de l’arrivée du Nouvel An. Rome est certainement connue pour ses traditions culinaires, particulièrement appréciées dans les trattorias et les tavernes ainsi que dans les restaurants les plus modernes, qui ne dédaignent cependant pas “un plongeon dans le passé”.

S’embrasser, oui, mais sous le gui

Passer la nuit de la Saint-Sylvestre avec celles et ceux que l’on aime est déjà une excellente raison d’être heureux.  Il y a cependant un moment où les yeux brillent encore plus fort… avec les douze coups de minuit qui approchent, c’est non seulement le moment d’échanger des voeux, mais aussi des baisers, et si possible sous le gui. Encore une tradition dont l’origine se perd (presque) dans la nuit des temps. Les Druides considéraient déjà le gui, particulièrement celui qui poussait sur les chênes, comme une plante sacrée. Ils l’appelaient « rameau d’or », et seuls certains d’entre eux avaient le privilège de pouvoir le couper, avec une serpette en or si l’on en croit la légende. Pour que le gui garde toutes ses vertus, il devait être cueilli le sixième jour de la lune, qui correspondait au début du mois gaulois. À cette époque, on prêtait au gui, pris sous forme de boisson, toutes les vertus : non seulement il assurait la fécondité, mais il était un remède contre tous les poisons. Les Druides lui donnaient d’ailleurs un nom qui, dans leur langue, signifiait « guérissant tout ». La tradition traversa allègrement les siècles, puisqu’il était encore de coutume au Moyen Âge de suspendre du gui aux poutres des plafonds pour assurer la prospérité de la maison et de tous ses occupants : culture, animaux, descendance. Survivance sans doute du vieux culte druidique, il est toujours conseillé, aujourd’hui encore, d’accrocher du gui aux portes et aux fenêtres à l’époque de Noël et surtout pour le Nouvel An, afin de faire profiter toute la maisonnée et ses invités de ce véritable symbole de paix, de santé et de bonheur.

Pourquoi on s’embrasse sous le gui ? Différentes légendes circulent

La première raconte que les Druides eux-mêmes accrochaient du gui à l’entrée de leur maison, en guise de protection contre les mauvais esprits, et qu’ils embrassaient leurs visiteurs sous ce même gui pour leur porter chance et bonheur. Ailleurs on raconte que, dans des temps fort éloignés, lorsque des ennemis se rencontraient sous du gui dans la forêt, ils renonçaient à tout combat et faisaient la paix jusqu’au lendemain. C’est de là que viendrait la coutume de s’embrasser sous du gui, en signe d’amitié. Chez les Romains, toujours à l’époque des Saturnales, pour embrasser une jeune fille, il suffisait de l’entraîner à son insu sous une boule de gui : une croyance populaire voulait en effet que l’on ne puisse refuser un tel baiser, sous risque de ne pas se marier pendant toute l’année suivante. On privilégiait alors la ruse au consentement.

Les étrennes du nouvel an 

Le repas du Nouvel An est souvent l’occasion de donner des étrennes aux enfants. Cette tradition vient de la Rome antique où on s’échangeait des pièces et des médailles à l’occasion du changement d’année. Cet échange remonte à l’époque du règne du roi Tatius Sabinus, roi des Sabins, qui reçut un bois sacré de la déesse Strenia en gage de bon augure pour l’année à venir. Cet échange s’est généralisé à l’ensemble de Rome, mais peu à peu le bois de verveine a été remplacé par des pièces et des médailles. Ces présents étaient des échanges de bons présages pour l’année à venir et des gages d’amitié entre romains. Le mot étrennes vient donc du latin et fait référence à un cadeau symbole d’heureux présages. Les étrennes sont aussi les sommes d’argent que l’on donne aux employés de maison et aux personnels des services de ville et services publics comme les pompiers, le facteur ou les éboueurs…La cuisine romaine typique de la veille du Nouvel An comprend une alternance de plats de viande et de poisson appréciés pour leurs saveurs savoureuses mais non excessives pour le palais, notamment des entrées de crevettes et de cornichons, associées à un bouillon de légumes ou des spaghettis aux palourdes ; il n’est pas rare que les tables romaines soient également enrichies de tagliatelles à la sauce de viande, ce qui fait des premiers plats un incipit particulièrement délicieux et certainement capable de préparer l’estomac pour des plats plus généreux. Les plats principaux alternent entre le poisson rôti ou le chapon en sauce et l’inévitable poisson frit ; il n’est pas rare de voir aussi des côtes levées panées et des accompagnements composés principalement de salades et de légumes de saison. Les desserts traditionnels sont également très convoités, parmi lesquels on retiendra : le pangiallo aux amandes, au cacao, aux fruits confits et autres ingrédients, le croustillant, le panpepato et les mostaccioli qui, en provenance de la Campanie toute proche, sont entrés dans la tradition romaine. Enfin, une grande variété de fruits secs ne peut pas manquer sur les tables romaines.

 Les festivités diverses

Lors d’un joyeux réveillon, les heures de plaisir ne manquent pas avec des jeux de groupe ou des jeux sociaux, bien sûr sur le thème de la tradition romaine. Même à l’époque de l’ancien empire romain, il y avait bien sûr des passe-temps à consacrer à cette récurrence, généralement des versions anciennes de jeux de société ou des formes de trio et de backgammon qui allaient se développer dans les siècles à venir. Les jeux de raisonnement ne manquent pas, comme les échecs, et les “jeux de l’oie” typiques, dont la variante connue sous le nom de “biribiss”, qui consiste en un plateau avec un classeur intégré, souvent décoré des anciens métiers du lieu, qui permet aux joueurs de miser les sommes d’argent de leur choix et de gagner ou de perdre en jouant comme dans toute loterie. Mais ce sont les jeux de cartes traditionnels, ainsi que la tombola immortelle, qui se taillent la part du lion dans les maisons des Romains à la veille du Nouvel An. Du très drôle Rubamazzo, préféré des enfants, au Trentuno, puis au célèbre Sette e mezzo et au Mercante in fiera sont quelques-uns des jeux qui peuvent assurer amusement et détente entre amis et parents en grignotant une figue sèche ou une tranche de panettone.

De nombreuses fêtes de fin d’année organisées à Rome comprennent actuellement divers divertissements et jeux à thème. Les moments classiques de socialisation sont représentés par de véritables quizz sur la ville et ses principales attractions, ainsi que par des questions à potiner sur les principales personnalités de la capitale romaine. Vous pouvez également participer à des chasses au trésor à thème artistique ou culturel, par exemple en découvrant le Forum ou le Colisée, qui durent généralement 2 à 3 heures, une activité optimale même pour ceux qui n’aiment pas les sorties classiques en dehors de la ville. L’escarmouche a toujours joué un rôle important dans l’imagination et la mentalité du peuple romain : c’est pourquoi les gestes et les rituels typiques de la veille du Nouvel An de notre capitale ne peuvent pas manquer. Parmi les lieux à visiter, surtout par ceux qui sont superstitieux, on trouve la Fontaine de Trévi : on croit qu’en lançant une pièce de monnaie avec la main droite par derrière, on s’assure un retour à Rome, mais il existe aussi des variations sur le thème comme ceux qui croient que lancer deux pièces permet de trouver l’amour, tandis que lancer trois pièces favorise le mariage. Mais, sans aucun doute, le fait de jeter de vieux objets par la fenêtre est la coutume la plus enracinée dans le Nouvel An romain, considérée comme propitiatoire pour une bonne année. Parmi les autres rituels qui ne peuvent manquer lors de notre réveillon du Nouvel An à Rome, nous trouvons la présence absolue du trotteur sur les tables, vu, avec d’autres aliments propitiatoires comme les lentilles et la grenade, les porteurs de bons présages et d’abondance pour la nouvelle année : parmi les autres aliments auxquels ces compétences sont attribuées, nous trouvons le piment. Parmi les autres curiosités, qui comprennent des lieux magiques à visiter lors de notre réveillon à Rome, ne manquez pas la “Porta Magica”, ou la Villa Palombara située sur l’Esquilin : selon les anciennes traditions, ce serait une porte capable de révéler le mystère derrière la transformation des métaux communs en or. C’est certainement un lieu évocateur pour passer les jours ou les heures qui nous séparent du Nouvel An, ce sera sans aucun doute l’un des moments les plus intéressants et les plus engageants de notre réveillon du Nouvel An à Rome.