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Tout savoir sur le Sarape, le costume mexicain traditionnel

Les valeurs culturelles du Mexique transparaissent dans la splendeur de ses habits traditionnels mais surtout au sens profond attribué aux couleurs et aux motifs sur ces habits. Parmi les vêtements traditionnels qui font la fierté de ce pays, il y a le sarape mexique, les fameux textiles d’Oaxaca. Voici tout ce qu’il y a à savoir sur les textiles traditionnels phares du Mexique.

Les attraits du sarape mexique

Le sarape mexicain est tout d’abord un vêtement masculin. Dans certains endroits du Mexique, il est connu sous les noms de serape mexicain, jorongo, tilma, gabán, cotón. Il fait office de costume ou de couverture selon les cas.

Le sarape mexique, cette pièce de tissu aux couleurs vives réchauffe pendant les saisons froides. Ce type de couverture, très populaire dans la région de Saltillo, est un symbole national du Mexique. Il est le fruit de mains délicates qui ont transformé le coton et la laine en couverture et costume esthétique et classe. Cet accessoire d’habillement et décoration se porte depuis l’époque de l’Indépendance et de la Révolution.

Le serape mexicain peut présenter une ouverture pour la tête. Il présente une largeur de 1,20 m et une longueur de 2,40 m. Ce tissu est décoré par des rayures multicolores. Dans le passé, il était associé aux villageois, aux péons, aux cavaliers et aux Charros.

Plus tard, cette couverture mexicaine aux couleurs multiples est devenue un must pour les riches propriétaires terriens. Ces derniers s’offrent ainsi des beaux textiles qui, grâce à la finesse des techniques de tissage, confirment leur statut de personnages importants dans la société.

On ne sait pas exactement si saltillo est le lieu d’origine du sarape mexique en coton multicolore. Pendant les recensements économiques du 17e et 18e siècle en effet, il n’y avait que quelques métiers à tisser dans la ville.

Au fil du temps, une foire annuelle en l’honneur de San Mateo a commencé à être organisée chaque septembre. Des gens qui viennent de partout au Mexique tâchent de s’approprier cette œuvre d’art textile imputable de la culture mexicaine. Voilà pourquoi ces produits vestimentaires sont devenus très populaires et bien reconnus dans la région de Coahuila.

Les sarapes classiques de saltillo sont apparues entre les années 1750 et 1860. Ces couvertures mexicaines laissent alors une marque culturelle indélébile au Mexique. Cette pièce de tissu design est ensuite fabriquée dans d’autres endroits comme San Miguel de Allende, Puebla, Queretaro, Texcoco et Tlaxcala.

Pour mieux connaître les origines et les significations profondes du sarape mexique aux rayures design et esthétiques, il est judicieux de visiter le musée de Sarape et des costumes mexicains. Vous connaître ainsi les moments historiques phares en rapport avec ce costume mexicain populaire, son évolution au fil du temps, ses critiques dont le mexicain serape a fait l’objet ainsi que ses racines culturelles.

Après le XXe siècle, des boutiques et des ateliers d’articles de mode de sarape mexique ont commencé à s’installer dans la rue Victoria à Saltillo. Les touristes et vacancier peuvent également acheter des produits artisanaux typique du Mexique dans chaque boutique de leur choix.

Les textiles d’oaxaca

Les textiles d’Oaxaca, dans le sud du Mexique, font référence à une tradition notable de pièces finement confectionnés. Cela se rapporte également à des broderies faites à la main et de produits tissés qui requièrent une lanière dorsale.

Oaxaca abrite plusieurs groupes de peuples autochtones. Chaque peuple a sa propre tradition textile. Les tribus Zapotèque, Nahua et Mixtècque sont particulièrement présentes dans l’État d’Oaxaca. Chacun de ces groupes exerce ses propres influences sur les tenues modernes, couvertures et costumes à Oaxaca.

Les textiles, vêtements et accessoires en disent long sur la culture dans laquelle ils sont fabriqués. Par l’analyse de produits textiles, les accessoires et composants utilisés pour créer le vêtement peuvent être déchiffrés. Les outils utilisés sont quasi-similaires dans tout le Mexique. Cependant, certains outils sont plus répandus dans des régions ou des villages spécifiques. Ce qui entraîne de nombreuses similitudes en termes de broderie et de motifs.

Les différents vêtements créés à Oaxaca diffèrent également en fonction de la vision du monde des peuples autochtones et de leurs propres structures sociales. Par exemple, un vêtement en coton appelé Tilmatli ou Las Capa est strictement réservé aux membres de la classe supérieure. La plupart des textiles en coton sont d’ailleurs utilisés par la frange aisée de la population. Il s’agit d’un matériau beaucoup plus facile à travailler que les feuilles de plantes habituelles. Ce qui en fait un produit de luxe.

Beaucoup d’anciennes traditions mexicaines du textile et de l’habillement disparaissent avec le temps. Le changement climatique est l’une des raisons de ce changement. Étant donné que bon nombre de ces produits d’habillement antiques et traditionnels sont devenus obsolètes, ils ne peuvent souvent être recréés ou analysés qu’à partir de peintures murales et de sculptures représentant les textiles et les vêtements ainsi que la façon dont ils sont portés.

En conséquence, comme ces textiles plus anciens et également les styles traditionnels deviennent moins populaires au fil du temps, cela entraîne l’essor de la robe indigène contemporaine. Cette robe, souvent de couleur rouge, est connue sous le nom de Traje de Tehuana. C’est surtout une robe indigène contemporaine à Oaxaca, avec des variations de couleurs, du design et des styles.

Les tenues du Mexique ancien, sarape mexique inclus, influencent encore les vêtements contemporains. Certains d’entre eux sont en fait transmis au fil du temps, avec de légers ajustements de textile, de matières choisis, de broderies, de motifs, etc.

Pour les costumes anciens, le tilma fait partie des vêtements d’homme à la mode. Ce vêtement en coton est généralement porté par la frange aisée de la population.

Dans la catégorie de vêtements contemporains, un rebozo, également appelé sarape, est un châle porté par les femmes. Ce type de poncho mexicain est fortement influencé par le tilma. En clair, plusieurs aspects et caractéristiques essentiels des vêtements anciens originaires du Mexique servent de modèle aux motifs et aux broderies pour vêtements contemporains.

Les fibres de Oaxaca peuvent être filées à la main à partir de coton ou de soie cultivée localement. Les sources traditionnelles de teinture incluent le pourpre de Tyr chez les Huaves, les Chontals et les Mixtèques. Les Chontals et les Mazatèques utilisent également la cochenille pour obtenir des tons rouge vif.

Selon Alejandro de Ávila B., directeur fondateur du jardin ethnobotanique à Oaxaca, la diversité biologique de la région produit la plus grande variété de fibres et de colorants du Mexique. Egalement « la sophistication technique des textiles d’Oaxaca est sans pareil dans le pays ».

Parmi les vêtements traditionnels des peuples d’Oaxaca figurent encore le huipil. Il s’agit d’un chemisier pour femme élaboré à partir de plusieurs de pièces. Ces pièces incluent le ceñidor, un type de ceinture chez les Mazatèques; et le paño, un couvre-chef chez les Chinantèques. Les textiles d’Oaxaca fabriqués à la main utilisent du tissage ordinaire, des motifs de brocart et du tissage de gaze.

On peut continuer à parler de la technologie utilisée pour créer ces textiles comme le sarape mexique, le jorongo et les textiles d’oaxaca. Dans le Mexique antique par exemple, les gens recourt au tissage à la taille pour fabriquer les vêtements. Bien que les vêtements tissés selon cette méthode soient relativement étroits, le tissage à la taille permet aux bords et aux bordures de ces pièces d’être très nets et droits. Il n’est alors plus nécessaire de faire des retouches après.

La production des produits et accessoires textiles du Mexique varie d’un modèle à l’autre. Beaucoup de tissus et de vêtements sont élaborés à partir de ressources naturelles telles que les feuilles de plantes, le coton, etc. Les fibres utilisées pour le tissage de poncho mexicain, serape et Tilma sont extraites de feuilles de plantes. Cela est d’ailleurs une bonne chose puisque les ressources sont naturelles et abondantes. Cela facilite également le processus de teinture. Beaucoup de couleurs vives attribuées à la robe traditionnelle et au sarape mexique peuvent être obtenues par l’utilisation de teintures naturelles.

A propos des motifs…

L’experte en textile mexicain, Irmbard Weitlaner Johnson, associe les traditions spirituelles pré-chrétiennes à la présence de papillons dans les motifs textiles Mazatec. Jusqu’à ce jour, les Mazatecs identifient le papillon comme l’âme qui quitte le corps. Ils croient que les âmes des défunts ont la permission de venir en ce monde une fois par an, le jour de la Toussaint et le jour des morts, pour visiter leur famille. C’est la période où les papillons sont les plus abondants dans la région. Pour les Mazatecs, le fait de tuer ces animaux relève d’un péché.

Parmi les motifs régionaux sans signification spirituelle particulière, ou pour lesquels des interprétations contestées existent, on peut citer une sorte de fresque d’art à gradins appelée xicalcoliuhqu. Cela signifie « ornement tordu pour la décoration des calebasses » en langue nahuatl et ilhuitl.

La tradition pré-coloniale associe la couleur aux quatre directions cardinales : jaune à l’est, rouge au nord, bleu et vert à l’ouest, et blanc au sud. Cela peut toutefois varier d’une région mexicaine à une autre. Des peuples peuvent attribuer une signification au motif sur le sarape mexique et les couleurs des rayures, sur le poncho gaban, sur le Tilmalti, sur le shirt au style mexicain et sur le jorongo. Pour d’autres, le motif, les tags et les couleurs sont uniquement pour le design et la mode.

Un autre motif commun aux peuples autochtones de la région est un ornement rectangulaire sous l’encolure du huipil. Aucun symbolisme spécifique n’est connu. C’est toutefois un thème fréquent dans les pratiques pré-coloniales et dans les textiles historiques qui subsistent encore de nos jours.

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